FBI’s « Suicide Letter » to Dr. Martin Luther King, Jr., and the Dangers of Unchecked Surveillance

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By Nadia Kayyali

Redacted and unredacted lettersThe New York Times has published an unredacted version of the famous “suicide letter” from the FBI to Dr. Martin Luther King, Jr. The letter, recently discovered by historian and professor Beverly Gage, is a disturbing document. But it’s also something that everyone in the United States should read, because it demonstrates exactly what lengths the intelligence community is willing to go to—and what happens when they take the fruits of the surveillance they’ve done and unleash it on a target.

The anonymous letter was the result of the FBI’s comprehensive surveillance and harassment strategy against Dr. King, which included bugging his hotel rooms, photographic surveillance, and physical observation of King’s movements by FBI agents. The agency also attempted to break up his marriage by sending selectively edited “personal moments he shared with friends and women” to his wife.

Portions of the letter had been previously redacted. One of these portions contains a claim that the letter was written by another African-American: “King, look into your heart. You know you are a complete fraud and a great liability to all us Negroes.” It goes on to say “We will now have to depend on our older leaders like Wilkins, a man of character and thank God we have others like him. But you are done.” This line is key, because part of the FBI’s strategy was to try to fracture movements and pit leaders against one another.

The entire letter could have been taken from a page of GCHQ’s Joint Threat Research and Intelligence Group (JTRIG)—though perhaps as an email or series of tweets. The British spying agency GCHQ is one of the NSA’s closest partners. The mission of JTRIG, a unit within GCHQ, is to “destroy, deny, degrade [and] disrupt enemies by discrediting them.” And there’s little reason to believe the NSA and FBI aren’t using such tactics.

The implications of these types of strategies in the digital age are chilling. Imagine Facebook chats, porn viewing history, emails, and more made public to discredit a leader who threatens the status quo, or used to blackmail a reluctant target into becoming an FBI informant. These are not far-fetched ideas. They are the reality of what happens when the surveillance state is allowed to grow out of control, and the full King letter, as well as current intelligence community practices illustrate that reality richly.

The newly unredacted portions shed light on the government’s sordid scheme to harass and discredit Dr. King. One paragraph states:

No person can overcome the facts, no even a fraud like yourself. Lend your sexually psychotic ear to the enclosure. You will find yourself and in all your dirt, filth, evil and moronic talk exposed on the record for all time. . . . Listen to yourself, you filthy, abnormal animal. You are on the record.

And of course, the letter ends with an ominous threat:

King, there is only one thing left for you to do. You know what it is. You have just 34 days in which to do it (this exact number has been selected for a specific reason, it has definite practical significance). You are done. There is but one way out for you. You better take it before your filthy, abnormal fraudulent self is bared to the nation.

There’s a lesson to learn here: history must play a central role in the debate around spying today. As Professor Gage states:

Should intelligence agencies be able to sweep our email, read our texts, track our phone calls, locate us by GPS? Much of the conversation swirls around the possibility that agencies like the N.S.A. or the F.B.I. will use such information not to serve national security but to carry out personal and political vendettas. King’s experience reminds us that these are far from idle fears, conjured in the fevered minds of civil libertarians. They are based in the hard facts of history.

source: https://www.eff.org/

Hydro-Québec, vos bobettes et Condoleeza Rice

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Par Mario Dufour

Dans la documentation de Langis+Gyr, le fabricant des compteurs à radiofréquences qui fournit Hydro-Québec, on apprend que la sécurité des données est assurée par la solution Gridstream RF, qui utilise des algorithmes cryptographiques développés par la firme de cybersécurité RSA et approuvés par la NSA. (1)

La NSA (National Security Agency) est une agence états-unienne d’espionnage. Elle fait face à un scandale planétaire depuis qu’Edward Snowden, un sous-traitant, a dénoncé en juin 2013 ses activités illégales. Elle enregistre toutes les communications auxquelles elle a accès. Elle fait dans l’espionnage industriel. Elle étudie vos comportements à partir des métadonnées même si elles sont cryptées. (2) Mais pour y arriver, il lui a fallu tricher.

La RSA serait complice, sinon infiltrée par la NSA. En décembre 2013, des chercheurs ont dévoilé que la compagnie avait accepté de faire la promotion de services et de systèmes de cryptage affaiblis en échange d’une dizaine de millions de dollars. En mars 2014, il a été révélé que d’autres outils de la firme avaient été savamment sabotés afin d’en permettre l’accès à la NSA. (3)

Lors d’un débat sur la sécurité nationale et la vie privée en avril 2014 à la John Hopkins University, on rappelait à l’ancien directeur de la NSA Michael Hayden, les paroles de Stewart Baker, un ancien Conseiller général de la NSA qui disait en novembre 2013 « Les métadonnées révèlent absolument tout à propos de votre vie… Les humains, nous sommes si prévisibles que ça en est embarrassant. »
« C’est tout à fait vrai », répondit Hayden avant d’ajouter « On tue du monde sur la base de ces métadonnées. »

Hayden était Directeur de la NSA en juillet 2001 lorsque Condoleeza Rice était Conseillère de la Sécurité nationale de la Maison-Blanche. Hayden aurait authentifié certaines sources des rapports des agences étrangères de renseignement qui avertissaient de la préparation d’une attaque terroriste impliquant l’utilisation d’avions comme missiles. Rice n’aurait pas cru bon d’en tenir compte. Le 11 septembre 2001 arriva ce qui devait arriver.

En 2002, elle participa à l’autorisation de techniques de torture pour des fins d’interrogatoires. La même année, Rice s’est aussi lancée dans une campagne de peur contre Saddam Hussein imagée de nuages en forme de champignon.

Début 2003, à la demande du Président Bush, elle aurait autorisé la NSA à mettre sur écoutes les téléphones des membres du Conseil de sécurité à l’ONU, surveiller leurs résidences, leurs bureaux et intercepter leurs courriels. Le tout en prévision du vote sur l’invasion de l’Iraq, qui a fait plus de 500,000 morts cette même année et qui continue à en faire une trentaine par jour en 2014.

En 2005, elle est nommée Secrétaire d’État et lors d’une entrevue à CNN elle fait la promotion des activités de surveillance sans mandat de la NSA.

Le 9 juin 2013, Edward Snowden offre à la planète entière une première révélation. Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, PalTalk, AOL, Skype, YouTube et Apple participent en connaissance de cause à l’opération PRISM de surveillance de la NSA. Le document indique que l’entreprise d’informatique en nuage Dropbox joindrait les rangs bientôt. (4)

Début avril 2014. La planète capote! Revenu Canada a fermé ses services en ligne. On a découvert une faille dans le programme de cryptage OpenSSL. Baptisée Bleedingheart, cette faille la NSA la connaissait depuis deux ans et l’utilisait à des fins d’espionnage. (5)

La poussière n’est pas retombée qu’on apprend que Condoleeza Rice se joint au conseil d’administration de Dropbox où elle prendra soin des droits des usagers explique Drew Houston, le président de la firme. Une tempête et une vaste campagne de boycottage s’amorcèrent sur le Net. (6)
Le 14 avril 2014, le réseau TVA révélait qu’Hydro-Québec avait octroyé le contrat du traitement des métadonnées de son infrastructure de compteurs à radiofréquences à C3 Energy, le partenaire obligé lorsqu’on mandate la firme Accenture comme maître d’oeuvre (voir les articles précédents ICI et ). Patrice Lavoie, porte-parole d’Hydro-Québec affirme alors que l’entreprise américaine a été choisie par appel d’offres et qu’elle est «tenue d’avoir les mêmes normes de sécurité extrêmement élevées qu’Hydro a mises en place : données cryptées, aucune information confidentielle qui voyage avec les données de consommation… » (7) Aucune mention du rôle de Condoleeza, qui siège au CA de C3 Energy. (8)
Vous avez juste intérêt à garder vos bobettes propres, vous pensez? Vous n’êtes pas habilité-e à juger de ce qui est sale ou propre. Condoleeza si.

(1)   http://www.landisgyr.com/landisgyr-enhances-end-to-end-security-for-gridstream-rf-smart-grid-network/

(2)   http://rt.com/news/nsa-mobile-phone-research-229/

(3)   http://rt.com/usa/nsa-infiltrated-rsa-deeply-417/

(4)   http://www.washingtonpost.com/investigations/us-intelligence-mining-data-from-nine-us-internet-companies-in-broad-secret-program/2013/06/06/3a0c0da8-cebf-11e2-8845-d970ccb04497_print.html

(5)   http://www.washingtonpost.com/investigations/us-intelligence-mining-data-from-nine-us-internet-companies-in-broad-secret-program/2013/06/06/3a0c0da8-cebf-11e2-8845-d970ccb04497_print.html

(6)   http://www.emptywheel.net/2014/04/11/dropbox-turns-to-condi-rice-to-help-protect-users-rights-overseas/

(7)   http://argent.canoe.ca/nouvelles/compteurs-intelligents-les-donnees-transferees-une-entreprise-americaine-14042014

http://detonateur.blogspot.ca/2014/06/hydro-quebec-vos-bobettes-et.html