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Dans un documentaire, l’ancien patron d’EDF reconnaît que du plutonium a été rejeté dans la Loire, à Saint-Laurent-des-Eaux lors d’un accident en 1980.

Les quelques mots de l’ancien dirigeant d’EDF entre 1967 à 1987 ont déclenché une réaction en chaîne malgré trente-cinq années écoulées. Dans un documentaire diffusé par Canal + lundi soir, Marcel Boiteux a admis que du plutonium, métal radioactif et toxique, a été rejeté dans la Loire après le grave accident intervenu en 1980 à la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux sur la commune de Saint-Laurent-Nouan (Loir-et-Cher).

« Ce n’est tout de même pas grand chose », répond-il tout de même au journaliste venu lui montrer un document interne d’EDF de l’époque sur le sujet.

Pour bien comprendre ce qu’est le plutonium, voici la définition trouvée sur Wikipédia :

Le plutonium est un émetteur de rayonnement alpha, type de rayonnement facilement arrêté par les parois fines, y compris par la peau. Cependant, s’il est inhalé ou ingéré, il irradie directement les cellules des organes qui sont en contact avec lui (ou qu’il a pénétré). Il peut alors affecter leur noyau et l’ADN et provoquer des cancers. Son activité interne est d’autant plus dangereuse qu’une part importante du plutonium absorbé par l’organisme s’y fixe durablement ; sa demi-vie biologique est estimée être de 200 ans28. À cause de ses caractéristiques et nombreux isotopes, il faudrait distinguer la toxicité de court, moyen et long terme, et les cas d’exposition externe et interne.

En cas d’ingestion par un individu sain, seul environ 0,05 % est absorbé par le tube digestif.
Le plutonium franchit mal la barrière cutanée (si la peau est en bon état).
Par contre, une part importante du plutonium inhalé passe des poumons au sang qui le diffuse vers d’autres organes, plus ou moins vite et bien selon la taille des particules, et selon la nature et la solubilité du composé. Chez l’animal de laboratoire exposé à des taux élevés de plutonium, les tissus cibles ont été les poumons, les ganglions lymphatiques, le foie et les os (avec réduction de la durée de vie, cancers et pathologie pulmonaires).

On estime que chez l’Homme, 10 % du plutonium qui a franchi la barrière intestinale ou pulmonaire quitte le corps (via l’urine, et les excréments). Le reste après passage dans le sang se fixe pour moitié dans le foie et pour moitié dans le squelette, où il demeure très longtemps et pour partie à vie (Le DOE américain estime que la demi-vie dans l’organe est respectivement de 20 et 50 ans pour le foie et l’os, selon des modèles simplifiés ne tenant pas compte de redistributions intermédiaires (en cas de fracture et/ou de ménopause (cf. décalcification) et lors du recyclage normal de l’os, etc). Le DOE précise que le taux accumulé dans le foie et le squelette dépend aussi de l’âge de l’individu (l’absorption dans le foie augmente avec l’âge), et qu’en fait, le plutonium se fixe d’abord sur la surface corticale et trabéculaire des os avant d’être lentement redistribué dans tout le volume minéral osseux.

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