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Crédit photo | Maxime Deland / Agence QMICrédit photo | Maxime Deland / Agence QMI

La première journée officielle de grève étudiante a été le théâtre de graves entraves à la liberté de presse, alors que des manifestants s’en sont pris physiquement à des journalistes.

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) condamne ces actes de violence survenus à Montréal et à Québec lundi.

Au centre-ville de Montréal, alors qu’une manifestation étudiante déclarée illégale par les policiers a été rapidement dispersée, des individus se sont rués sur le journaliste de TVA, Maxime Landry, et sur le caméraman qui l’accompagnait, Kevin Crane-Desmarais. Ils ont donné un coup de pied à M. Landry et tenté de s’emparer de l’équipement de tournage de l’équipe.

À Québec, les journalistes Jean-Simon Bui et Patrick Bégin, de la radio FM93, ont été agressés alors qu’ils couvraient le débrayage à l’Université Laval, où des altercations entre étudiants ont nécessité l’intervention de policiers.

Alors que M. Bui sortait son micro – clairement identifié aux couleurs du FM93 – pour poser des questions aux étudiants, un manifestant l’a plaqué à trois reprises contre un mur. Son collègue a quant à lui reçu une tasse de café chaud en plein visage.

La FPJQ encourage les journalistes victimes d’agression à porter plainte et à en aviser leur Fédération. Elle appelle également leurs collègues et les membres du public à soutenir leur travail et à dénoncer d’éventuels comportements violents.

Rappelons que plusieurs journalistes ont été brutalisés, tant par des manifestants que par des policiers, lors du « printemps érable » de 2012. À l’époque, des manifestants avaient, entre autres, physiquement empêché le journaliste de TVA, Félix Séguin, de les suivre et endommagé son équipement. Un journaliste de Cogeco Nouvelles, Philippe Bonneville, s’était fait assaillir par quatre protestataires qui lui avaient arraché la carte de presse qu’il portait autour du cou et tenté de lui enlever son téléphone. Lors d’un autre évènement, le photographe du Devoir Jacques Nadeau avait été projeté à terre par un policier à cheval.

À l’aube d’un possible printemps chaud au Québec, la FPJQ condamne fermement toute atteinte à la liberté de presse, pilier fondamental de cette même démocratie que les manifestants disent défendre.

Les journalistes qui couvrent ce type d’évènements se retrouvent souvent entre deux feux, mais doivent pouvoir exercer leur travail librement. La Fédération continuera de dénoncer les agressions physiques envers tous les journalistes, qu’ils soient membres ou non de la FPJQ.

Quant aux journalistes membres de la FPJQ, ils s’engagent à respecter leur Guide de déontologie, dont le texte complet est accessible en ligne sur le site de la Fédération.

source: http://www.fpjq.org/manifestations-etudiantes-des-agressions-inadmissibles-contre-des-journalistes/

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