Les étudiants québécois se mobilisent. Ils promettent un printemps chaud au gouvernement du Québec pour démontrer leur opposition à ses politiques d’austérité.

Les votes tenus au sein des associations portent désormais à plus de 30 000 le nombre d’étudiants qui prendront part à la grève de deux semaines qui s’amorcera le 23 mars prochain. Ce chiffre revêt une importance particulière. En effet, plusieurs associations étudiantes se sont prononcées en faveur d’un débrayage à condition que 30 000 étudiants de la province participent au mouvement.

L’Association des étudiants de la faculté d’éducation de l’UQAM, qui compte plus de 5000 membres, s’est jointe au mouvement de grève de deux semaines. L’association s’est prononcée pour une telle grève à la suite d’un vote à main levée au terme d’une assemblée générale qui a duré plus de cinq heures. Ces étudiants ont été suivis un peu plus tard par les étudiants en sciences politiques des Cycles supérieurs de l’Université de Montréal (228 étudiants).

Les étudiants du Cégep du Vieux-Montréal se sont également prononcés, dans une proportion de 54 %, pour le mouvement de grève de deux semaines. Le taux de participation a atteint 30 %.

Outre les votes de grève de deux semaines, plusieurs associations ont décidé de débrayer ponctuellement à certaines dates précises. C’est le cas de l’association étudiante de la faculté de médecine de l’Université de Montréal, qui a choisi de tenir une journée de grève le 30 mars prochain. Les étudiants veulent ainsi dénoncer spécifiquement le projet de loi 20 du ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

L’association des étudiants en Sciences sociales de l’Université Laval a également emprunté cette voie en votant deux journées de grève, le 23 mars et le 2 avril prochain.

L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) soutient que quelque 40 000 étudiants seront en grève pour la grande manifestation du 2 avril, point culminant du mouvement étudiant.

Source: Radio-Canada

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